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création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé ! : Création d'entreprise et franchises - Page 2



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Toutes les questions relatives aux agréments, la certification, la création d'une entreprise ou association en indépendant, franchise, SARL...

Re: création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé !

Messagede MC-Emsi le Ven 15 Jan 2010 02:37

Veuillez m'excuser CESU si vous êtes toujours là : je ne l'étais plus, pour ma part, et je n'avais pas vu votre réponse (et pourtant j'étais passée voir). Les mois ont passé, je suis toujours en plein surréalisme mais avec tout de même la satisfaction de faire un peu bouger les choses : des institutionnels ont bien voulu se pencher sur ce paradoxe (que je continue à percevoir comme tel, et n'étant me semble-t-il pas isolée dans cette opinion) qui consiste à définir la personne de plus de 60 ans comme "âgée et fragile" et nécessitant forcément un personnel "technicien de la personne âgée". je n'ai pas prétention, en intervenant 2 heures par semaine auprès d'une personne pour lui faire son ménage suivi d'une partie de scrabble (parce que son voisin, avec qui elle jouait, est parti vivre chez ses enfants dans une autre ville, et que cette dame, ma cliente, ne veut surtout pas aller jouer au "club senior" de son quartier car justement elle ne se reconnaît pas dans ce qu'elle appelle "les vieux" - bien qu'elle même ait 92 ans, mais elle est fantastique), je n'ai pas prétention, disais-je, à déceler un début de dépression ou quoi que ce soit, ce n'est pas le rôle d'une femme de ménage (ce que je suis), on n'ira jamais lui faire le reproche de ne pas avoir décelé tel ou tel signe, à moins qu'elle ne voie quelque chose qui l'interpelle vraiment, comme une perte soudaine de repère, ou ce genre de chose. Mais il faudrait tout de même songer à rendre à la "femme de ménage" son rôle social, qui englobe aussi la compagnie ! On se demande au nom de quoi une femme de ménage peut accompagner une personne acheter un sac de riz sans le quartier, mais ne peut pas l'accompagner dans ce même quartier voir une exposition Picasso (car là, me dit la DDTE, vous faites "de l'assistance culturelle à personne âgée et fragile, et il faut avoir un diplôme technique !!! KAFKA... AU SECOURS !!!).

si je fais la lecture à une personne de 65 ans, ce n'est pas forcément parce qu'elle est aveugle : ça peut être parce qu'elle a, ce jour-là, une crampe au bras et ne peut pas lire son journal ou son livre. Me faut-il être technicienne de la personne âgée pour revendiquer le fait que je peux lire à voix haute en y mettant bien le ton (ce que tout le monde ne sait pas faire) à qui voudra, et pour quelque raison que ce sera (crampe dans le bras dans le présent cas, mais on peut aussi penser à une personne qui tout simplement veut échanger sur le livre qu'elle lit, et en discuter avec une personne qui soit "un cran au-dessus", intellectuellement parlant, que la femme de ménage qu'elle avait avant - ceci sans du tout mépriser ladite femme de ménage précédente, mais juste pour rendre compte de ce que peut penser un particulier au sujet du personnel qu'il aimerait avoir)

Quand je parlais des relations qui se nouent entre une personne et sa femme de ménage, je ne disais pas que c'était une volonté de leur part, je disais que tout simplement, cela se fait automatiquement. Au bout d'un certain temps, quand vous êtes femme de ménage chez quelqu'un, quel que soit son âge (40, 60, 80...) si "le courant passe", vous nouez des relations de confiance, on prend le café, on parle... et dès lors, si la femme de ménage est un brin intrigante et la personne un brin "sous influence", ça peut avoir de sacrées conséquances, et c'est pourquoi je ne vois pas logique de l'argument "sécuritaire" que me donne la DDTE pour justifier que la femme de ménage n'a pas besoin de l'agrément qualité, car "sa présence ne prête pas à conséquence" (!!!!!) C'est ignorer totalement le relationnel qui bien souvent s'instaure entre la femme de ménage et la personne pour qui elle travaille ! C'est même tellement l'ignorer que ça en est étonnant, et que je me demande si tout simplement, cet agrément simple qui suffit pour les femmes de ménage n'est pas tout simplement dû à la nécessité de donner tout de même un travail à des tas de personnes qui "ne pourront jamais faire autre chose" comme me l'a dit sans rire une psychologue (oui, une psychologue) de l'AFPA, structure où je me présentais pour faire une formation d'auxiliaire de vie, et qui m'a refusé l'une des 2 places restantes au motif que j'étais une privilégiée avec mon bon CV et ma bonne expression (sic), que j'avais de la chance (re-sic ! Je précise que j'avais déjà 54 ans et 3 ans de chômage derrière moi) et qu'il fallait laisser ces places à des "pauv' filles ou des pauv' femmes" (re re sic !!!! incroyable !!!) du quartier Machinchose (quartier à problème de la ville) qui elles, n'avaient pas ma chance !!!!

Quand on a entendu ça, on a tout entendu, et on se demande effectivement si la vraie raison de ces différences entre agréments ne tient pas plutôt dans ce triste paramètre...

Je ne vois pas où il y a plus de risque, pour la personne de plus de 60 ans, à avoir 2 heures par semaine une femme de ménage "pur ménage" mais avec qui elle va pouvoir faire une partie de scrabble ou finir une grille de mots croisés, ou aller chez le libraire entendre Machin discuter de son dernier livre, qu'a avoir une femme de ménage "pur ménage" avec qui elle va quand même boire un café, et aller chez Supercourses acheter un sac de riz.

Tout cela me dépasse ! Et qu'on mette les bâtons dans les roues de quelqu'un qui cherche à monter une structure qui n'a d'autre prétention que d'apporter cette sorte de service à des personnes certes peut-être de 60 ans ou plus, mais qui ne sont pas "âgées et fragiles" au sens très "protecteur" où on l'entend , avec l'idée de vouloir mettre "sous contrôle" et de "pathologiser" toute une catégorie de gens qui, encore une fois, ont une immense place ACTIVE dans la société actuelle, me semble surréaliste...
Encore une fois, regardons la société et voyons la place qu'y tiennent nos soi-disant personnes "âgées et fragiles" de 60 ans et plu ! Médecins et sociologues s'accordent à faire démarrer la vieillesse bien au-delà de 70 ans, voire à 75 ans : avant, ils parlent de "jeunes vieux". Ces "jeunes vieux" ne peuvent-il avoir le droit d'avoir une femme de ménage en adéquation avec leur parcours intellectuel ou culturel si telle est leur envie, sans qu'on leur colle d'office une "technicienne de la personne âgée" et qu'on leur renvoie à la figure leur âge, qui n'a plus rien à voir en 2010 avec ce qu'était ce même âge il y a 50 ans ??? (mais pourtant, encore une fois, les textes Borloo ne datent pas d'il y a 50 ans...)
Médecins et sociologues (encore eux) expriment régulièrement le regret que l'aide à la personne soit avant tout axée sur la technicité et ne prenne pas en compte le simple relationnel. Ces service considèrent qu'il y a "besoin d'assistance" (ce qui est tout à fait justifié pour une partie de la population de plus de 60 ans) mais refusent de voir qu'il y a aussi "nécessité de relationnel" sans que cela soit lié à une situation pathologique (voir l'exemple de mes 2 dames, celle avec son cours d'italien, et l'autre qui ne veut absolument pas se retrouver "avec les vieux du club senior") Qu'on assimile un service relationnel comme "dame de compagnie" '(par exemple, je ne le suis pas pour ce qui me concerne, mais l'exemple me paraît bon) à la notion de "malade" me révolte. L'autre jour sur un forum de service à la personne, quelqu'un a carrément dit à une personne qui posait les choses un peu comme moi et qui demandait pourquoi "dame de compagnie" n'existait pas dans les listings Borloo "Madame, le coeur de métier pour dame de compagnie, c'est garde-malade".

Tout est dit.
C'est drôlement valorisant pour nos sexagénaires et septuagénaires qui voudraient juste parler une langue étrangère ou régionale, se remettre au piano, aller voir une expo, etc, avec une personne qui fasse aussi leur ménage, et non pas parce qu'ils ne peuvent pas faire ces choses pour cause de maladie, mais parce qu'ils les faisaient précédemment avec leur voisin, ou avec leur fille, ou autre, et que cette personne est partie, et qu'ils sont un peu isolés ou ne se reconnaissent pas dans les clubs seniors...
MC-Emsi
 
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Re: création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé !

Messagede cesu le Ven 15 Jan 2010 15:41

Bonjour MC-Emsi,

Évidemment que le découpage par agréments sert aussi des intérêts politiques et économiques !

Je vous rappelle tout de même que vous décrivez la réalité de l'emploi de particulier à particulier, qui n'est pas régulée par la loi et qui permet à n'importe qui d'aider n'importe qui sans agrément, sans diplôme, sans justificatif particulier. Rien ne vous empêche de travailler sous la convention collective 3180...

La non régulation du marché de l'emploi direct ne doit pas, je le maintiens, être appliquée au milieu professionnel. Comme dans toute règle de société, il existe une partie d'arbitraire. Les lois sont toujours humaines et perfectibles. Elles ne reposent pas sur des vérités universelles et intangibles, les lois d'un état sont des outils pratiques permettant la régulation des comportements et la catégorisation des activités humaines.

La loi, pour catégoriser les activités professionnelles, doit parfois catégoriser les personnes. Naturellement, lorsqu'on enferme un ensemble de population dans une règle générale sur un ou 2 critères pratiques, on exclut tous les cas particuliers qui auraient pu dessiner une réalité différente. La loi issue du plan Borloo n'affirme pas qu'il est impossible qu'une femme de ménage accompagne sa cliente dans un centre culturel par sympathie ou en échange d'une rétribution. Seulement cela relève du gré à gré dans la loi. Lorsque la personne veut un accompagnement du même type mais avec une valeur ajoutée professionnelle, elle doit se tourner vers une structure agréée qui lui garantit un niveau supérieur de formation. Ce découpage ne repose pas sur un grand principe selon lequel dès 60 ans on est infirme ou qu'une femme de ménage n'est pas assez rassurante, il clive volontairement les emplois familiaux entre particuliers et emplois familiaux agréés professionnels.

Lutter contre une loi ou influencer son écriture est un métier. Le lobbying est une profession grâce à laquelle les intérêts professionnels sont rapportés aux parlementaires pour adapter les règles aux faits les plus économiquement viables, dans la limite du socialement acceptable.

C'est une question de positionnement. Soit vous continuez à vous insurger contre une loi qui veut vous servir avec des revendications de lobbyiste et vous ne serez jamais considérée comme une professionnelle des services à la personne ni comme une professionnelle des affaires publiques; soit vous comprenez l'esprit de cette loi et vous vous adaptez, comme les autres, pour en tirer profit.

Je me permets de réagir ainsi car lorsque je vous propose mon aide en tant que professionnel déjà agréé qualité, vous préférez continuer à critiquer la règle. Là, je vous proposais de profiter de la règle. En vous associant, de près ou de loin, durablement ou ponctuellement, à une entité déjà agréée qualité, vous obtiendriez le droit d'offrir des services agréés qualité même si votre formation n'est pas immédiatement adaptée.

Il faut choisir ses combats...
cesu
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Re: création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé !

Messagede MC-Emsi le Sam 16 Jan 2010 02:21

Bonsoir "Cesu"
Décidément, vous êtes tout ce que je ne suis pas : j'admire votre pondération - sans pour autant regretter ma spontanéité, qui a aussi son intérêt ! :)

Vous savez, j'ai longtemps été publicitaire, conceptrice rédactrice : nous sommes des gens qui travaillons beaucoup dans l'affectif (et de façon beaucoup plus construite qu'il n'y paraît) et sommes effectivement très sensibles à la nuance, au détail, à ce qui fait la différence, au particulier, etc. Ce n'est pas par hasard si j'ai beaucoup aimé ce métier (et que je le pratique encore en tant qu'animatrice bénévole d'ateliers pour des "porteurs de projets" comme on dit).Mais surtout, ce que j'ai aimé dans ce métier, c'est le relationnel, l'écoute de l'autre, l'attention portée à ses besoins, et la capacité de répondre à sa demande en offrant quelque chose de différent, de bien adapté.
Or souvent, que constate-t-on dans l'offre actuelle de personnel de maison, et pas seulement pour une petite frange de population :tout de même d'assez grosses déceptions...
Quand vous dites que je décris la réalité de l'emploi de particulier à particulier, qui n'est pas régulée par la loi et qui permet à n'importe qui d'aider n'importe qui sans agrément, sans diplôme, sans justificatif particulier (un "n'importe qui", qui tel que vous le formulez, a quelque chose d'un peu péjoratif) ce "n'importe qui" ne se retrouve-t-il pas également dans le secteur "structurel"

Je travaille certes "de particulier à particulier" et comme simple femme de ménage, mais je regrette de ne pas avoir pu monter la structure à laquelle je pensais, qui avait pour double objectif à la fois de répondre à une vraie attente d'une frange de personnes "de plus de 60 ans", et de remettre sur les rails de l'emploi , à temps très partiel certes au début, mais de moins en moins partiel ensuite, des femmes dans mon profil, c'est-à-dire chômeuses de plus de 55 ans (ouh la la, dites-moi : presque des femmes "âgées et fragiles" !!!!!!!! :D

La non régulation du marché de l'emploi direct ne doit pas, dites-vous, être appliquée au milieu professionnel : je ne suis pas du tout douée pour les discussions argumentées, et même, je suis plutôt nulle dans les discussions : je ne sais qu'exprimer des "ressentis", comme vous l'avez vu. Mais je peux tout de même répondre que je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il faut des règles, et qu'elles sont perfectibles. Mais entre une règle perfectible et quelque chose de si incongru comme l'absence de prise en compte de prestations de simple "relationnel de convivialité" dans les listings d'agrément, ou pire, à leur assimilation à du garde-malade, il y a tout de même une belle distance...

Hélas, quand vous dites que la loi issue du plan Borloo n'affirme pas qu'il est impossible qu'une femme de ménage accompagne sa cliente dans un centre culturel par sympathie ou en échange d'une rétribution : la loi, peut-être pas, mais les dames de la DDTE, si, puisqu'elles vous répondent, quand vous décrivez ce genre de prestation, que vous faites "de l'assistance culturelle à personne âgée et fragile" et qu'il vous faut l'agrément qualité mais surtout, un personnel "technicien de la personne âgée "(ce qui ruine votre objectif social par rapport aux femmes de plus de 50 ans décrites plus haut).
Les assurances aussi ont flairé le bon filon : si vous sortez du rôle dévolu dans les textes à la femme de ménage (je parle ici : quand vous êtes une structure. pas de particulier à particulier) pour jouer un rôle qui n'est pas prévu dans les textes (je devrais dire "dans le Texte, avec une majuscule comme pour une divinité tellement les gens de la DDTE, ou d'autres, s'y réfèrent avec une sorte de vénération aveugle...), toutes ne permettent pas de faire jouer la responsabilité civile du particulier (on considère, s'il arrive quelque chose, que vous êtes sortie du rôle autorisé, donc... problèmes).

Bien sûr, si vous travaillez de particulier à particulier, comme finalement je le fais, plus rien de cela n'a d'importance....

Je ne vous suis pas trop quand vous dites que "Lorsque la personne veut un accompagnement du même type mais avec une valeur ajoutée professionnelle, elle doit se tourner vers une structure agréée qui lui garantit un niveau supérieur de formation" : d'après mes enquêtes dans différentes DDTE (donc différents départements), ainsi que sur des forums sérieux comme celui-ci ou Place Publik (site Service-a-la-personne-point-gouv) on ne reconnaît pas à la personne diplômée universitaire culture générale capacité à "s'occuper" d'une personne de plus de 60 ans, même pour 2 heures par semaine, dès qu'il y a mention d'une prestation intellectuelle ! Croyez que j'ai posé et reposé la question, décrit et redécrit mes prestations ! que signifie, dès lors, "la garantie d'un niveau supérieur de formation" ?!...

Etant donné malgré tout l'écho recueilli par mon projet, qui a eu la chance d'être relayé par la presse (France Inter, Notre Temps, Ouest France...), et les demandes de service que j'ai reçu de divers coins de France (demandes de particuliers, mais aussi demandes de franchises !!! demandes que je ne peux bien sûr pas honorer ) je le démarre seule, je vais prospecter pour moi. Toute la dimension sociale en est ôtée (je ne parle pas de "social" en terme financier, APA etc, mais de "social" au sens "sociétal" plutôt, en pensant à ces femmes dont je vous parlais, qui ont un rôle à jouer et des choses à donner culturellement et humainement) mais je me sens très mal à l'aise dans ce monde administratif. Sur un forum (je ne sais plus où) j'ai été en relation avec une personne qui travaille sans le fameux agrément DDTE (je n'aime pas dire "sans agrément", car cela induit une sorte d'illégalité, du fait même de la nature du mot "agrément". je préfère parler explicitement de "l'agrément DDTE". C'est "un" agrément, ce n'est pas "l'agrément absolu"). Elle a simplement ciblé sa clientèle, des gens qui peuvent se permettre de ne pas avoir le crédit d'impôt. Je suis certaine que ma prestation, de par sa nature, peut aussi viser ce type de gens : il est évident que la personne "de plus de 60 ans" qui a eu un parcours plutôt intellectuel, ne se reconnaît pas du tout dans les structures collectives de quartier, ou qui, étant en maison de retraite, déteste se retrouver dans la salle commune à jouer au loto et préfère faire ses mots croisés de Télerama ou du Monde dans sa chambre, a aussi (en général) le pouvoir d'achat qui va avec son ancienne situation professionnelle.
Quand aux familles qui se poseraient la question : si on part du principe que quelques heures de présence intellectuelle par semaine peuvent reculter, voire rendre inutile, l'entrée en maison de retraite, l'économie mensuelle par rapport à un loyer en maison de retraite, même en payant une intervenante "plein pot" est vite calculée.
J'e n'ai donc pas totalement abandonné l'idée de me positionner sur un créneau là aussi "différent", car je pense la chose possible. Dans ce cas, il faut des documents extrêmement qualitatifs, pas ces feuillets sur papier fins que l'on voit trop souvent dans l'aide à la personne, qui présentent par ailleurs assez souvent des fautes de français...

Enfin, vous dites que "Ce découpage ne repose pas sur un grand principe selon lequel dès 60 ans on est infirme ou qu'une femme de ménage n'est pas assez rassurante" : hélas si, il repose très exactement sur ce grand principe, ou alors je vous assure qu'il faut revoir le personnel des DDTE qui vous écoute et vous répond quand vous décrivez votre prestation. Par ailleurs, la personne de plus de 60 ans est bien globalisée sous l'étiquetage "âgée et fragile", dixit le Texte, et il est donc normal que les personnels des DDTE se réfèrent à cet écrit qui fait loi (et je comprends bien qu'en tant que fonctionnaires ces personnels sont, encore plus que toute autre personne, tenus de se référer au Texte).


Encore une fois, on peut "tout" faire si on exerce de particulier à particulier, mais les problèmes se posent dès qu'on est une structure.

Je ne cerne pas bien ce qu'est le lobbying, on en parle beaucoup, je crois que ce sont des groupes qui luttent pour conserver une sorte de pression sur un gouvernement ou une administration : je crois comprendre ce que vous voulez dire par "lobbying" au sens large, et je ne décrirais pas le cri d'alarme que je pousse comme un cri de lobbyiste qui se bat pour occuper le terrain. Je cherche à faire entendre des voix différentes de gens différents dans un secteur (les personnes âgées) qu'on a terriblement globalisé (dans l'âge) et technicisé (dans les prétentions de diplômes requis pour ses intervenants) ce qui laisse pour compte une partie de "plus de 60 ans", peut-être pas énorme, mais qui a tout de même droit à se voir défendre
J'avoue ne pas avoir bien saisi cette histoire de lobbying par rapport à moi, mais comme je vous l'ai dit, je ne suis pas une intellectuelle (au sens où on l'entend) : je suis une "sensitive", je me bats avec mes mots et avec mon ressenti, avec aussi ce que je constate, mais je suis mal à l'aise avec les mots de l'administration et de la politique, je n'en connais pas assez le sens pour argumenter en me basant sur eux. Je ne cherche surtout pas à être considérée comme une professionnelle des affaires publiques, de ça je suis sûre ! Ce n'est pas du tout mon profil. Mettez-moi plutôt dans la catégorie des "créatifs" (au sens très humble du terme, le plus petit niveau, pas Picasso ni Maurice Béjart) : ce profil, c'est celui de gens qui expriment des choses avec leurs mots, qui "sentent" la réalité, mais sont souvent incapables de tenir le cap dans une discussion cartésienne

Ils sont très utiles aussi, les créatifs vous savez... Ils ont des idées pas (forcément) mauvaises. Ils peuvent même en avoir de très bonnes...

J'aurais beaucoup aimé réussir à concrétiser ce projet qui avait un joli nom (déposé) "Ménage et Méninges". Ne serait-ce que pour laisser "quelque chose" de moi à mes enfants, car avoir 57 ans et être au chômage, c'est un peu dur à vivre parfois.
Vous me dites que vous me proposer votre aide : j'avais lancé un appel (que dis-je, un SOS) à partenaire il y a quelque temps, qui est demeuré sans écho (je n'ai guère insisté, il faut dire, car tout cela me décourage) du fait que justement je suis consciente que des idées, j'en ai, et de pas mauvaises je crois, mais que pour les réaliser, il me manque cette structure cartésienne impérative à ce niveau. j'ai été commerçante, je sais ce que représentent les chiffres, je sais leur importance, je connais (à peu près) les schémas de gestion d'une affaire, mais ce n'est pas mon truc que de m'occuper moi-même de cette partie.
Avec l'aide d'une amie directrice d'une structure de portage salariale, j'ai fait un budget prévisionnel, ensuite.... je me suis contentée de répondre aux nombreux mails que je continue de recevoir... Je ne sais pas comment commencer. je pense que le plus sage (oui oui, ça m'arrive de l'être, comme vous le voyez !!! :D ) c'est d'oublier le projet "social", oublier l'association, travailler pour MOI (mot qui en France est presque impoli :D )
En qui consisterait votre aide ?
Je ne travaille qu'à temps partiel, je n'ai pas un sou de côté , je n'ai plus droit à rien côté ASSEDIC (sauf si vraiment je descend en dessous d'un tout petit seuil) : oubliez-moi s'il faut vous rétribuer ! :D

Et surtout, surtout (car je crois que vous parlez de "choisir son combat" ) : je n'aime pas l'idée de "combat", de "se mesurer à l'autre", de "le vaincre", etc. Ce vocabulaire et ces notions me sont étrangers. En revanche, je pense qu'il y a de la place pour tout le monde, et je suis prête à me battre avec moi-même (ce qui est différent !) et à me faire violence pour me faire une place (gentiment, sans écraser les autres), pour me booster si quelqu'un m'aide.

Voilà.

Cesu, je me suis un peu laissée aller, en plus c'est un forum public : de quoi ai-je l'air à présent, je vous le demande !!! :D J'aurais aimé vous adresser un message privé, mais cela ne semble pas possible sur ce forum
Puisque vous êtes administrateur de ce fil, puis-je vous demander de retirer mon message une fois que vous l'aurez lu ? Merci.
Et merci beaucoup pour votre réponse (vos réponses en général) car jamais elles ne sont agressives (ce qui n'est pas le cas partout, comme avec ce professionnel qui, ailleurs, m'a accusé de "pourrir le métier" avec ma prestation bâtarde !!!!). Je vous ferais juste le (petit) reproche qui est que vous me semblez autant globaliser les travailleurs particuliers (ces "n'importe qui" ou "qui travaillent sans agrément") que je vous semble globaliser la règle....

Quoi qu'il en soit, merci, CESU.
MC-Emsi
 
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Re: création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé !

Messagede cesu le Sam 16 Jan 2010 04:21

Je trouve votre message très humain, certes assez personnel mais tout de même d'intérêt général. Beaucoup de personnes hésitent à passer le cap de la création d'entreprise. Voir en direct votre parcours ne peut qu'encourager d'autres personnes, surtout lorsque vous allez faire aboutir ce beau projet.

Je pense comme vous à ces femmes de 50-60 ans qui ont besoin de se repositionner sur le marché du travail et qui verront en vous un exemple à suivre. Ces messages permettent bien de mesurer la difficulté d'entreprendre et la nécessité de la persévérance.

Ménage et méninges, voilà bien un concept intéressant. Il ne me semble pas très compliqué de vous permettre d'accéder à l'agrément qualité.

Ce que je peux vous proposer, c'est de nous associer dans une SARL. Je m'occuperais de la demande d'agrément et de la communication.

Je crois à la viabilité de votre projet. Il faudra un peu passer le stade de l'affect pour aller vers la démarche commerciale, mais le travail reste un marché de concurrence... même si c'est contre vous-même que vous souhaitez lutter ;) il faudra construire une politique commerciale adaptée à ce marché.

Je pense qu'entre vous, l'agrément et les fonctionnaires, une réconciliation est possible.

Je ne vous demande pas d'argent. Comme vous avez publié publiquement votre message, j'en fais de même en vous formuler ma proposition ici:

Constitution d'une SARL agréée qualité au capital de 100 euros. 80% des parts sociales pour vous. 20% pour moi. J'apporte tous les outils nécessaires à la gestion de l'entreprise et son développement commercial : référenceurs, logiciels, selon votre situation géographique je peux apporter les locaux. Vous serez la gérante. Bénéficiez-vous de l'ACCRE ?

Naturellement, cette proposition est conditionnée par une bonne entente ;)
cesu
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Re: création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé !

Messagede MC-Emsi le Sam 16 Jan 2010 22:02

Merci beaucoup pour cette réponse, "CESU". J'ai bien ri à la phrase où il est question d'une possibilité de réconciliation entre les fonctionnaires et moi !!! :D
J'apprécie vos réponses, je vous l'ai déjà dit, et il me semble que l'un comme l'autre nous avons montré notre capacité à écouter tout autant qu'à parler : c'est déjà une grande chose à partager !!!! J'ai beaucoup parlé de moi, mais je sais peu de choses de vous du point de vue professionnel : que faites-vous exactement ?

Comme je vous l'ai dit, je n'ai pas compétence en matière de gestion d'entreprise, à part les grandes lignes de la tenue d'un commerce, comme je l'ai évoqué dans un précédent message. Je n'ai pas capacité à juger par moi-même du bien fondé de votre proposition, qui pourtant m'intéresse car j'y vois la possibilité d'enfin démarrer vraiment cette belle aventure. Concernant les affectations de parts dont vous parlez, je ne vous cache pas que c'est pour moi de l'hébreu, il faut qu'on m'explique ce que cela représente concrètement. Je vous rencontrerais très volontiers en tout cas : en tant qu'administrateur, vous avez sûrement mes coordonnées : vous pouvez m'adresser un courriel personnel je pense.

La communication, je sais faire étant donné mon passé de conceptrice rédactrice en marketing direct. Etablir un document publicitaire ne me pose pas problème, c'est mon métier (ou ça l'a été), et donc ce n'est pas un hasard si j'ai déjà eu des échos dans la presse parlée et écrite : cela ne s'est pas fait par magie vous le pensez bien, il y a eu un travail de communication. En revanche c'est vrai que j'ai été très étonnée de cet écho et de la façon dont les gens ont trouvé cette idée (pourtant basique à mon sens) quasiment extraordinaire ! En revanche il est certain que tout s'est fait à l'envers ! D'abord la communication (bien malgré moi au départ), alors que rien n'était effectif, et donc j'ai dû embrayer de façon non construite, et une grande énergie a été déployée de façon anarchique.
Je dois cependant vous dire une chose : bosser, je sais le faire, m'investir (en terme d'efforts à fournir) je sais aussi le faire. En revanche, je ne suis pas du tout disposée à risquer des capitaux (pas les miens, puisque je n'en ai pas, mais ceux d'autres personnes) ou à jouer avec l'argent. Bien sûr, 100 euros c'est différent, je peux les emprunter en famille. Mais je ne veux surtout pas risquer de mettre des gens dans la panade.

Pour l'ACCRE : je ne sais pas, à vrai dire je ne me suis pas informée là-dessus, ayant vraiment trop de choses à gérer en même temps. Je suis actuellement "bénéficiaire" de l'spam (Allocation de solidarité spécifique), mais comme je commence à faire un certain nombre d'heures de ménage, elle ne m'est actuellement pas versée. Mais j'y reste "éligible" comme on dit... Si nous avançons dans un projet commun, je prendrai toutes les informations, mais il faudra vraiment savoir à quelle porte frapper, car l'ANPE (Pôle Emploi) n'a pas toujours un personnel très au fait des réalités (non non, je n'en veux pas à ces fonctionnaires là aussi !!! :D Il y a parmi eux des gens vraiment impliqués, mais tous ne le sont pas, c'est pourquoi il faut vraiment savoir à quelle porte frapper pour obtenir les bonnes informations, surtout si ces infos engagent un certain avenir et servent de base à des projets !!!)

L'agrément qualité : vous dites que vous pouvez me l'apporter, et je vous en remercie, mais le problème, c'est que telles que sont les choses vues par les DDTE, il ne m'intéresse pas du tout. Je n'en veux pas, car il implique des obligations qui vont à l'encontre de mes possibilités (pour les locaux, même si je partage avec d'autres associations) et surtout, surtout, de mes objectifs puisque la DDTE me dit que mes personnels "culture générale" ne conviendraient pas, et qu'il me faut, pour respecter le cahier des charges de l'agrément qualité dans mon type d'activité, des "techniciens de la personne âgée" . Or moi je veux employer des personnes diplômées de l'enseignement général supérieur (ou autres personnes de très bonne culture générale, ou encore des retraités qui ont envie de donner à leur retraite un sens qu'ils ne lui trouvent pas dans ce qu'ils vivent, et voudraient donner de leur temps à quelques personnes, contre rémunération).
Je souhaitais pouvoir donner à mes intervenantes un salaire net de 12 euros nets au moins, ce que le budget prévisionnel rendait possible avec une prestation vendue 30 euros (15 après déduction, si déduction il y a, mais mon enquête me montre que même 30 euros plein, les gens trouvent que c'est "normal pour la prestation effectuée".

Mais tout cela, c'est ma vision de "sensitive" et je serais vraiment heureuse d'avoir, pour m'accompagner dans cette aventure, quelqu'un qui ait la vision pragmatique et l'esprit cartésien nécessaires à une bonne marche des choses dans ce qui reste, j'en suis consciente, un "marché" avec ses règles qui ne sont pas celles d'une aimable causerie autour d'un thé...

Je reçois ce matin encore 2 mails de personnes (différentes) qui me demandent comment faire pour entrer dans l'association Ménage et Méninges, comment faire pour pouvoir utiliser le nom, etc. Mais je comptais abandonner le concept d'association (bien qu'en terme de subventions, ce statut ait son intérêt, d'autant que je me situe au carrefour de plusieurs secteurs intéressés par mon action : chômeurs, femmes, personnes âgées) mais je me sens plus à l'aise dans le monde privé...
Je ne sais pas ce que vous en pensez ? D'avoir enfin quelqu'un avec qui échanger concrètement sur la "gestion" de l'affaire (après avoir eu essentiellement, depuis des mois, des gens intéressés par me rejoindre, mais qui attendaient tout de moi) me fait un peu "drôle", et j'avoue ne pas savoir comment continuer cet échange ! Encore une fois, une rencontre, ou tout au moins déjà un contact téléphonique (encore que je sois très mal à l'aise avec ce média, car je ne suis pas vraiment quelqu'un de l'oral, plutôt de l'écrit) serait une bonne chose.
Qu'en pensez-vous ? Comment pourrions-nous faire ?
Je fais une pause demain (mon anniversaire !!!) mais je reviendrai consulter cette page demain soir ou lundi.

Merci beaucoup CESU en tout cas. Vraiment.
MC-Emsi
 
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Re: création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé !

Messagede MC-Emsi le Dim 17 Jan 2010 01:32

PS : je suis revenue éditer mon message, et vous le signale au cas où vous l'auriez déjà lu. J'y ai en particulier apporté une précision sur l'ACCRE
MC-Emsi
 
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Re: création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé !

Messagede cesu le Lun 18 Jan 2010 15:05

je sais peu de choses de vous du point de vue professionnel : que faites-vous exactement ?


Je travaille dans le secteur de la création et développement d'entreprises. Je détiens des parts dans de nombreuses entreprises au sein desquelles j'interviens. Ce modèle me permet d'aider les personnes à créer et développer leur entreprise sans leur demander d'argent.

Je voudrais, si vous le voulez bien, vous poser quelques questions concrètes pour déterminer ma capacité à vous aider dans ce projet :

- Pourriez-vous m'indiquer quelles fonctions vous envisagez d'occuper au sein de votre organisme : la gérance ou une autre fonction ou diverses autres fonctions ?

- Pourquoi ne pas privilégier un modèle économique immédiatement viable plutôt que de forcer le passage pour un projet social sachant que la première personne à solvabiliser, c'est vous ?

- Les hommes sont-ils exclus du projet comme intervenants ?

- Dans quelle ville votre projet devrait-il s'établir ?

- Avez-vous réalisé une étude de marché du secteur Qualité ?

(le prix de 30 euros sans réduction d'impôt est très élevé et est incompatible avec les aides du Conseil Général et mutuelles retraite s'il n'y a pas d'agrément...) Les personnes qui disent trouver un prix élevé "normal" sont rarement celles qui paient. Du personnel de niveau V dans une structure agréée revient en moyenne à 3 euros de l'heure... (car le CG prend 17 euros de l'heure à sa charge et que sur la différence avec le prix facturé une réduction d'impôt est applicable) Quant à l'heure de ménage, il me semble impossible de la facturer 30 euros, même si c'est un énarque qui s'en occupe.

- Avez-vous réalisé un business-plan ? Le dossier de création d'entreprise de l'APCE peut vous aider à formaliser le projet et le rendre plus lisible pour les tiers susceptibles d'apporter leur contribution.
cesu
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Re: création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé !

Messagede cesu le Lun 18 Jan 2010 15:12

Pour info, voici la source du document à télécharger ci-dessus : site de l'APCE.
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Re: création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé !

Messagede MC-Emsi le Mar 19 Jan 2010 23:30

Bonjour CESU. Veuillez m'excuser de ne répondre que ce soir. J'étais absente (et ça fait du bien de se déconnecter de l'ordinateur pendant quelques jours !)

Je réponds à vos questions en les reprenant, mais tout d'abord, je veux vous dire que, après une rencontre avec un institutionnel à bâton rompu (la rencontre, pas l'institutionnel !!!) ce week end, nous en arrivons à la même conclusion que vous concernant le fait de d'abord penser à moi, et de ENSUITE passer à la structure si structure il doit y avoir.
Du coup effectivement cela réduit un peu à "néant" la projet de former un partenariat, d'autant que, me semble-t-il, nous sommes sur des voies assez différentes

Mais voici tout de même mes réponses à vos questions :

- Pourriez-vous m'indiquer quelles fonctions vous envisagez d'occuper au sein de votre organisme : la gérance ou une autre fonction ou diverses autres fonctions ?
Dans une structure nationale, si telle avait pu être la réalisation à terme (et qui je l'espère verra peut-être le jour... Je rêverais d'une franchise...) mes expériences professionnelles et mes capacités font que j'aurais je pense été tout à fait à ma place dans le recrutement des personnels

- Pourquoi ne pas privilégier un modèle économique immédiatement viable plutôt que de forcer le passage pour un projet social sachant que la première personne à solvabiliser, c'est vous ?
Oui c'est vers quoi j'ai décidé d'aller, au lendemain de ce week-end riche de considérations de diverses sortes !
Concernant le statut : le modèle de l'auto-entrepreneur ne m'est pas permis, la DDTE ayant encore frappé sur ce terrain :D , en me disant que vu que pour eux je relève de l'agrément qualité, je ne peux pas être auto-entrepreneur puisque cet agrément qualité pose dans sa charte le principe d'un remplacement immédiat en cas d'absence. Ils disent que je ne peux pas me remplacer moi-même (et j'aurais mauvaise grâce à les contredire, tout de même !!!). Certes je sais qu'un auto-entrepreneur peut avoir un salarié, mais comme il est souvent dit sur les forums, ce qui est possible juridiquement ne l'est pas tellement techniquement, puisque pour être auto-entrepreneur vous ne devez pas dépasser un certain seul de CA, et que ce seuil ne permet pas le paiement de 2 salaires.
Ensuite, qui dit salarié dit structure, et qui dit structure dit agrément, et qui dit agrément (concernant la prestation) dit agrément qualité, et qui dit agrément qualité dit personnel technicien de la personne âgée (je ne vais pas vous refaire tout l'historique de ma "prestation bâtarde" qui "pourrit le marché"... :cry: :D )

Mais j'ai d'autres pistes : d'abord la piste "salariée", qui est la plus simple à tout point de vue puisqu'elle permet à mes employeurs de bénéficier du crédit d'impôt, quel que soit mon profil et quelle que soit ma prestation.
Ensuite une piste "salariée d'un côté, micro BNC de l'autre". J'ai déjà expérimenté ce système, qui a beaucoup d'avantages (le BNC, simple statut fiscal, ne donne pas de couverture sociale, mais le fait d'être salariée à côté permet d'avoir cette couverture)

- Les hommes sont-ils exclus du projet comme intervenants ?
Bien sûr que non, d'autant que ça me mettrait hors la loi. Mais les hommes étant moins que les femmes touchés par le chômage (avant ou après 50 ans) je m'adresse en priorité aux femmes.
Et puis comme vous le disiez vous même dans un précédent message, il y a des situations où le fait d'envoyer (ou de demander) un homme peut être moins facile à gérer à plusieurs points de vue...
A vrai dire, et d'une autre façon, le problème serait un peu du même ordre concernant la garde des enfants : de nombreux hommes seraient très compétents et tout à fait sains dans leur approche de l'enfant, mais à côté du meilleur, on ne peut pas s'empêcher d'avoir peur de tomber sur le pire...

- Dans quelle ville votre projet devrait-il s'établir ?
J'ai eu des demandes de créations de structures Ménage et Méninges dans plusieurs villes, essentiellement le Sud de la France. Pour ma part je suis Bretonne, très attachée à ma ville de Rennes et déjà en lien avec la municipalité. Je suis déjà à l'origine de la création d'une spécialité pâtissière (un concours dont j'avais eu l'idée, et qui a été mené en partenariat avec la jeune chambre économique de la ville). Ils suivent aussi mon projet Ménage et Méninges et j'ai un rendez-vous de prévu en février.

- Avez-vous réalisé une étude de marché du secteur Qualité ?
Je ne suis absolument pas intéressée par l'agrément qualité comme je vous l'ai dit : ce qu'il implique d'obligations ne m'est non seulement pas possible, mais (surtout) va a l'encontre des buts que je me suis fixés.

(le prix de 30 euros sans réduction d'impôt est très élevé et est incompatible avec les aides du Conseil Général et mutuelles retraite s'il n'y a pas d'agrément...)
Je ne m'inscris pas dans ce cadre "social" (au sens réductif que ce mot a pris en français, où il induit une notion exclusive de "personnes à problèmes"). Je me situe plutôt dans un cadre "sociétal", c'est-à-dire que je m'adresse à des personnes qui font aussi partie de la société, mais dont les besoins ne sont pas financiers. Ces personnes ne sont pas aidées par les institutions ou mutuelles.

Les personnes qui disent trouver un prix élevé "normal" sont rarement celles qui paient.
En l'état actuel de ma situation d'employée, ce sont pourtant ces personnes qui paient. J'ai certes très peu d'heures pour le moment, mais des contacts s'établissent, le bouche à oreille joue, et je peux vous assurer qu'entre une personne payée au SMICmais qui ne va pas forcément être "ficèle au poste", et qui surtout, ne convient pas forcément intellectuellement, et une personne payée certes plus cher, mais qui devient une amie, et avec qui on peut assister à une conférence ou jouer du piano, la balance parle vite en faveur de la seconde. Et si l'on met également dans la balance l'économie de maison de retraite que font les familles du fait que, par cet entretien intellectuel, le parent ne s'étiole pas, et peut donc rester chez lui, il n'y a pas photo ! Que sont 60 euros par semaine au regard d'une mensualité de loyer en maison de retraite...

Du personnel de niveau V dans une structure agréée revient en moyenne à 3 euros de l'heure... (car le CG prend 17 euros de l'heure à sa charge et que sur la différence avec le prix facturé une réduction d'impôt est applicable)
Oui, je le sais bien, mais je ne me situe pas dans ce cadre-là...

Quant à l'heure de ménage, il me semble impossible de la facturer 30 euros, même si c'est un énarque qui s'en occupe.
...et c'est bien pourquoi je ne me définis pas comme une simple femme de ménage, d'où mes immenses problèmes avec la DDTE (qui considère, elle, que je fais "de l'assistance culturelle à personne âgée et fragile".
L'heure de piano ou de guitare, c'est 30 euros, l'heure de cours de langue dans un club, c'est 30 euros, beaucoup d'heures de prestations culturelles ou intellectuelles sont à ce tarif, et il y a bien sûr des possibilités de dégressivité.
Cela ne pose en tout cas pas problème à ma clientèle actuelle : elle est naissante, je vous l'accorde, et je dois donc voir ce que cela donnera. Peut-être aurez-vous raison, à terme, mais pour le moment, je me donne une chance d'essayer...
Je suis en rapport avec une personne qui a monté une structure de ce type (cette personne a de gros moyens que je n'ai pas) : elle travaille sans agrément, s'est créé une image de marque sélective. Un sélectif qui n'empêche pas le sérieux, et là il faut bien enfoncer le clou : en effet, ce que je reprocherais un peu au monde "social" c'est de systématiquement semer le doute sur le monde "privé", l'accusant de "ne pas offrir de garanties". La structure de cette personne fonctionne tout à fait bien. Elle a sa clientèle, certes aisée, mais qui set tout à fait apte à reconnaître si un service est bon ou calamiteux ! En l'occurrence il est bon, et le bouche à oreille fonctionne bien.

Donc je veux essayer. On verra bien.

Comme vous le dites fort justement : il faut d'abord commencer à échelle humaine personnelle, et ensuite passer à la vitesse supérieure si cela fonctionne.
je dis bien "si" cela fonctionne. Donc vous voyez que je suis consciente que rien n'est gagné.

Voilà. Je reviendrai de temps en temps vous tenir au courant, mais je veux encore vous remercier de vos réponses qui ont fait un rare cumul : celui de la gentillesse, de l'efficacité, de la franchise. C'est rare dans la vie courante, et encore plus rare sur les forums, où le fait d'écrire sans se voir ni s'entendre amène souvent de regrettables malentendus.

Encore merci, CESU
MC-Emsi
 
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Re: création d'entreprise d'aide à la personne agrément refusé !

Messagede Fred974 le Mer 14 Avr 2010 09:34

Bonjour a tous ,

Je suis également en projet de création d'un service d'aide a la personne.
Mais voila comme la plupart des personnes dans mon cas je rencontre quelques difficultés ce qui me parait d'ailleurs normal.
Je comptais au départ proposer deux gammes de services :
-une s'adressant aux personnes dépendantes :personnes âgées dans le cadre du maintien a domicile.
-une autre une gamme dite de confort .
je comptais avant tout faire la demande d'un agrément simple.
Mais voila je viens de m'apercevoir que dans pour pouvoir faire intervenir des aides ménagères chez les personnes bénéficiant de l'APA il fallait avoir l'agrément qualité.
Et malheureusement je comptais surtout sur cette catégorie pour développer mon entreprise.La raison en est que j'ai une expérience de 4 ans en tant que travailleur social pour les cliniques privées et je connais particulièrement bien le domaine du maintien a domicile des personnes âgées.Et je suis déjà bien reconnu dans ce milieu au niveau des associations et des établissements ,des entreprises de HAD et d'appareillage aussi etc...

Loin de moi la volonté de baisser les bras ,je compte m'orienter donc vers la demande d'un agrément qualité .Deux questions me taraudent alors:
-Peut on faire cette demande avec la création de l'entreprise?
La seconde porte sur une partie de la constitution du dossier:Mon CV.
-En effet je n'ai pas d'expérience en tant que chef d'entreprise,et le seul diplôme que je possède a l'heure actuelle est le bac (une vae d'assistant social est en cours)
Je pense que cela pourrait être un frein a l'obtention de l'agrément qualité .


Merci de me faire profiter de vos expériences dans le domaine ;
Je précise que je suis sur le département de La Réunion.
Fred974
 
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